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Blackrock escroqué, Kylie Cosmetics enjolivée, Arès sanctionné : la compliance US en défaut

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Des failles de compliance montrées du doigt dans plusieurs grandes entreprises aux Etats-Unis

Aux États-Unis, la fin du mois de mai a coïncidé avec la médiatisation de plusieurs affaires mettant en avant des failles de compliance au sein de grandes entreprises placées sous les projecteurs. Comme souvent, la SEC (Securities and Exchange Commission) y remplit sa mission gendarme et de régulateur, tandis que l’une des affaires révèle le rôle central que peuvent jouer les médias dans la surévaluation de la valeur d’une entreprise.

Fonds détournés : Blackrock soulagé de $25 millions par un producteur d’Hollywood

La SEC (Securities and Exchange Commission) a annoncé le 22 mai avoir inculpé le créateur d’une société de production et de distribution de films suite à une plainte du fonds d’investissement BlackRock Multi-Sector Income Trust (BIT). William Sadleir est accusé d’avoir détourné 25 des $75 millions investis par BIT dans son entreprise Aviron Pictures.

Pour ce faire, l’homme de 66 ans a tout spécialement créé en 2016 la société GroupM Media Service LLC, au nom de laquelle il a adressé environ $25 millions de fausses factures à Aviron. Présentée frauduleusement comme une filiale du leader mondial de la publicité GroupM, l’entité n’aurait en réalité fournit aucune prestation.

Après avoir entrepris la création d’un faux site internet, William Sadleir avait notamment mis en place un e-mail et un numéro de téléphone professionnel pour créer l’identité fictive d’une fausse employée de GroupM Media Service LLC basée à New-York. Celle-ci échangeait régulièrement avec les investisseurs de BIT à propos des facturations. Par ailleurs, l’homme aurait également imité la signature de responsables de BIT afin de signer des documents actant la libération de garanties à hauteur de $3 millions.

Selon la SEC sur les $25 millions détournés, au moins $13,8 millions auraient été dépensés pour l’usage et le confort personnels de William Sadleir, avec notamment l’achat d’une maison à Beverly Hills, celui d’une voiture de luxe et l’entretien d’un train de vie décrit comme dispendieux.

Au-delà de ce cliché presqu’anecdotique, l’incident pointe surtout les failles étonnantes des dispositifs de vigilance anti-fraude en place dans une structure de l’envergure et de la notoriété de Blackrock.

Délit d’initié : Arès Management condamné par la SEC

Le 26 mai dernier, la même institution a infligé une pénalité de $1 million au gestionnaire d’actifs Ares Management Corp pour des failles dans ses processus de compliance. En 2016, un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars dans une entreprise cotée avait permis à Arès d’y nommer au Conseil d’Administration l’un de ses propres salariés.

Le gestionnaire d’actifs est aujourd’hui accusé d’avoir profité d’informations stratégiques non publiques obtenues par cet employé pour acheter un million d’actions de la compagnie, soit 17% des actions disponibles. Une opération qui a de fait influencé les cours. Selon le SEC, l’équipe dédiée à la compliance chez Arès aurait dû prendre en compte les circonstances particulières de la situation et s’assurer que la décision d’investissement n’avait pas été influencée par les informations de son représentant au CA. L’institution américaine juge que le travail d’enquête interne n’a pas été suffisant.

Si l’amende peut paraitre légère en comparaison d’autres contentieux entre la SEC et des entreprises privées, cette affaire révèle un point essentiel pour la politique de conformité des groupes opérant sur les marchés financiers. Afin de se prémunir de ce que l’on pourrait nommer en France des délits d’initié, les équipes compliance se doivent en effet de prendre en compte les potentiels mandats extérieurs de leurs cadres dirigeants, et d’évaluer la sensibilité des informations qu’ils pourraient en retirer.

Chiffres gonflés : Kylie Cosmetics soupçonnée d’avoir intoxiqué certains médias

Enfin, le 29 mai dernier, une enquête du magazine économique américain Forbes a déclenché la polémique en accusant la star de télé-réalité et femme d’affaires Kylie Jenner d’avoir surévalué les résultats de son entreprise Kylie Cosmetics auprès de la presse.

Le média affirme en effet que la jeune femme et son entourage auraient produit puis présenté à des journalistes de fausses déclarations de revenus visant à faire diffuser des informations sur des résultats prétendument spectaculaires. Or, le géant de la cosmétique Coty, qui a racheté 51% des parts de Kylie Cosmetics en janvier dernier pour un montant de $600 millions a communiqué quelques mois après l’opération des résultats bien différents de ceux annoncés. A titre d’exemple, Coty a annoncé pour 2018 un chiffre d’affaires de $125 millions, tandis que les médias, alimentés par l’entourage de la jeune femme, évoquaient depuis plusieurs mois le chiffre de $360 millions.

Entre l’opération de rachat des parts et la date de l’écriture de l’enquête (29/05/2020), la valeur de Coty en bourse a chuté de 60%. Si une partie de cette baisse peut sans doute s’expliquer par la crise du Covid-19, certains analystes financiers interrogés par Forbes estiment dans le même temps que le prix fixé pour le rachat des parts était bien supérieur à leur valeur réelle. Si tel est le cas, il est possible de s’interroger sur la qualité et le sérieux des enquêtes de due diligence menées au préalable par Coty.

En à peine quelques jours, trois grandes entreprises américaines se sont donc retrouvées sur le devant de la scène suite à des dispositifs de compliance pris de cours ou en défaut. Si l’importance d’établir des process de sécurité et de conformité stricts n’est plus à démontrer, la multiplication des affaires et leur médiatisation croissante exigent plus que jamais une vigilance permanente de la part des dirigeants, des équipes dédiées et des autorités compétentes, et ce sur un périmètre toujours plus vaste.

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Blackrock Multi-Sector Income Trust (BIT) est un fonds d’investissement américain dépendant de la société Blackrock et disposant de près de $600 millions d’actifs nets.

Arès Management est une société américaine spécialisée dans la gestion d’actifs alternatifs (hedge funds, capital investissement, l’immobilier, dette privée etc.). L’entreprise gère près de $149 milliards d’actifs à travers le monde.

Kylie Cosmetics est une entreprise spécialisée dans la vente en ligne de cosmétiques. Elle a été fondée en 2015 par la star de téléréalité Kylie Jenner.

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