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Fraude : 17 investisseurs, dont le fonds dirigé par Warren Buffet, victimes d’une fraude à 1 milliard de $ dans l’énergie solaire

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Fraude : 17 investisseurs, dont Warren Buffet, victimes d’une fraude à 1 milliard de $ dans l’énergie solaire SEC Sanction judiciaire
DC Solar – énergie renouvelable

Vendredi 24 janvier dernier, un couple d’entrepreneurs californiens, au train de vie luxueux, a plaidé coupable, pour fraude et blanchiment. Jeff Carpoff, 49 ans et sa femme Paulette, 46 ans, tous deux fondateurs de la société DC Solar, seront jugés le 19 mai prochain. Ils risquent respectivement 30 et 15 ans de prison pour avoir escroqué des dizaines d’investisseurs, dont Berkshire Hathaway, société dirigée par Warren Buffett. Le gouvernement considère même cette affaire comme la « plus grande fraude criminelle » jamais vue dans le district Est de la Californie.

DC Solar en quelque mots

L’entreprise fabriquait des générateurs solaires montés sur des remorques et les commercialisait comme pouvant fournir une alimentation de secours aux sociétés de téléphonie mobile, ou un éclairage lors d’événements sportifs par exemple.

Ce que dit la SEC sur cette affaire

Selon la plainte, Jeffrey et Paulette Carpoff ont levé environ 910 millions de dollars auprès de 17 investisseurs entre 2011 et 2018. Ils proposaient des titres sous forme de contrats d’investissement par l’intermédiaire de leurs deux sociétés de production d’énergie solaire, DC Solar Solutions Inc. et DC Solar Distribution Inc. Les Carpoff auraient promis aux investisseurs des crédits d’impôt, des loyers et des bénéfices provenant de l’exploitation des générateurs solaires mobiles.

Une pyramide de Ponzi aussi simple qu’efficace

Or, sur les 17 600 générateurs vendus aux investisseurs, moins de 6 600 d’entre eux ont été réellement fabriqués. La grande majorité des prétendues recettes de location versées aux investisseurs provenaient donc en fait de nouveaux investisseurs séduits à leur tour par les promesses des Carpoff. Pour convaincre leurs interlocuteurs, ils faisaient en sorte de leur transmettre de faux documents rassurants, notamment des états financiers, des contrats de location et des certifications de générateurs.

Le discours commercial promettait par ailleurs aux investisseurs qu’ils bénéficieraient de 30% de crédits d’impôts fédéraux du fait de l’achat de générateurs produisant des énergies renouvelables.

Où est donc passé l’argent ?

Une part importante des fonds amenés par les investisseurs a été détournée par le couple d’escrocs pour son simple « bénéfice personnel », a déclaré la SEC dans une plainte civile. Ils ont mené grand train en réservant presque 140 millions de dollars des fonds levés à leur propre usage. Rapide inventaire : achat de bijoux et constitution d’une collection de plus de 140 véhicules – dont une Plymouth Road Runner de 1969 et une Firebird de 1978 ayant appartenu à l’acteur Burt Reynolds.

En parallèle, ils avaient noué de nombreux parrainages avec des équipes de courses automobiles et la «National Association for Stock Car Auto Racing (NASCAR) » , principal organisme régissant les courses de stock-car aux États-Unis.

Les Carpoff ont également acquis des biens immobiliers de luxe au Lake Tahoe, à Las Vegas, au Mexique et dans les îles des Caraïbes.
Ils détenaient une équipe de baseball semi-professionnelle en Californie (les Martinez Clippers), ainsi que des parts dans un vignoble de la région viticole de l’Atlas Peak à Napa, Whetstone Wine Cellars.

Pour finir, ils avaient souscrit à un abonnement auprès d’une société de jets privés, réservé une loge de luxe « à vie » d’une valeur de 782 000 $ dans le nouveau stade en construction des Raiders de Las Vegas, et même engagé le rappeur Pitbull pour une soirée lors de leurs vacances 2018.

Qui sont les victimes ?

Parmi les investisseurs spoliés, on trouve le fonds Berkshire Hathaway qui a investi au total 340 millions de $, et qui a dû provisionner une charge exceptionnelle de 377 millions de $ pour rembourser des avantages fiscaux indus du fait de la supercherie. L’assureur Progressive Insurance Co. A pour sa part provisionné 156,1 millions de $ de charges exceptionnelles. Enfin, on trouve aussi les assureurs East West Bancorp, Valley National Bancorp et Sherwin-Williams.

Grâce aux accords conclus via les autorités, les Carpoff paieront des dédommagements à leurs victimes. Les fonds à restituer devrait s’élever entre 800 millions et 1,6 milliard de dollars.

Que leur reste-t-il ?

Grâce au travail des investigateurs, 500 millions de dollars ont pu être restitués au Trésor américain à ce jour, et 120 millions de dollars d’actifs supplémentaires ont pu être saisis. Ils ont été vendus pour rembourser les victimes. Cela inclut la vente des voitures de collection pour 8,3 millions de dollars et celle des actifs immobiliers.

Au siège de la société à Benicia, en Californie, on a trouvé plus de 16 000 modules photovoltaïques Talesun et Renesola, ainsi que 2 000 onduleurs SM. Ces stocks de « matériel solaire » d’une valeur d’environ 50 millions de dollars ont également été dispersés aux enchères en 2019.

Où en est l’enquête, quelles suites pour DC Solar ?

L’enquête n’est pas terminée. Quatre autres personnes – Joseph W. Bayliss, Ronald J. Roach, Robert A. Karmann, Ryan Guidry – ont plaidé coupable avant les Carpoff. Une septième personne non identifiée devrait suivre le 11 février, selon la déclaration. DC Solar a déposé le bilan en vertu du chapitre 11 américain, et s’est ensuite converti en une liquidation en vertu du chapitre 7.

Conclusion

En conclusion, lorsque vous réalisez des investissements dans des PME et ETI, peu importe leur taille ou leur secteur d’activité : l’évaluation de leur intégrité est un enjeu de tout premier ordre comme le démontre encore ce cas emblématique. Si vous pensez être confronté à ce type de situation, SKAN1 propose des solutions pour vous aider à évaluer l’intégrité de vos interlocuteurs et les risques encourus, et ainsi vous permettre de sécuriser vos opérations en connaissance de cause. Retrouvez-nous sur SKAN1.fr.

Lire aussi : Vérifier le bénéficiaire effectif : un défi crucial

SOURCE


Mission SKAN1 en Indonésie: évaluation ou due diligence sur investisseur potentiel opération M&A - investigation pour analyser les risques de réputation, juridique et financier - pep et exposée politiquement - sanction loi Sapin 2 FCPA et UK bribery Act

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