En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies ou autres traceurs pour améliorer et personnaliser votre navigation sur le site, réaliser des statistiques et mesures d'audiences, vous proposer des produits et services ciblés et adaptés à vos centres d'intérêt et vous offrir des fonctionnalités relatives aux réseaux et médias sociaux.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies ou autres traceurs pour améliorer et personnaliser votre navigation sur le site, réaliser des statistiques et mesures d'audiences, vous proposer des produits et services ciblés et adaptés à vos centres d'intérêt et vous offrir des fonctionnalités relatives aux réseaux et médias sociaux.

La corruption tue un autre rêve olympique

Partager sur print
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur facebook
Jeux olympique affaires de corruption Calgary scandales fraude
Corruption : les anneaux du soupçon

La ville de Calgary a voté à une large majorité pour le retrait de sa candidature en vue d’accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2026. Bien que ce ne soit pas les soupçons de corruption pesant sur les institutions olympiques qui aient porté le coup fatal, ils ont certainement joué un rôle important dans la décision.

Calgary était peut-être sur le point d’organiser les Jeux olympiques les plus socialement responsables de l’histoire récente. Mais ses citoyens en ont décidé autrement, rejetant cette perspective par un véritable raz-de-marée lors du vote : 57% de NON contre seulement 43% d’avis favorables. Calgary vient ainsi allonger la liste alarmante de villes qui ont rejeté les Jeux de façon démocratique.

On peut alors à juste titre se demander pourquoi l’organisation des Jeux Olympiques est devenue si peu attrayante pour les habitants d’une grande métropole. De fait, il y a de nombreuses raisons et les 3  plus saillantes sont probablement :

1) les dépassements budgétaires

2) le rendement incertain de ces investissements publics

3) les scandales liés à la corruption et aux Droits de l’Homme

Nouvelles mesures de lutte contre la corruption

Heureusement, le Comité international olympique ne fait pas la sourde oreille face à ces protestations. On s’attend ainsi à voir apparaître de multiples innovations au cours des prochaines années pour réduire les coûts des villes hôtes. Par exemple, Stockholm – l’un des deux candidats restants en lice avec Milan pour les Jeux de 2026 – explore la possibilité d’accueillir les épreuves de bobsleigh, de luge et de traîneau chez son voisin letton où des installations de qualité sont déjà en place.

Mais les nouvelles mesures de lutte contre la corruption et en faveur des Droits de l’Homme sont encore plus marquantes. Le CIO exige en effet des villes hôtes qu’elles adoptent désormais des mesures de lutte anti-corruption et de contrôle du respect des Droits de l’Homme, en commençant par Paris, ville hôte des Jeux d’été de 2024.

La ville hôte, le Comité Organisateur et le Comité National Olympique doivent désormais prévenir tout acte de fraude ou de corruption, non seulement en conformité avec les  lois et règlements internationaux applicables dans le pays hôte, mais aussi avec toutes les normes anticorruption internationalement reconnues. Cela inclut également la mise en place d’un système efficace d’évaluation et de reporting.

Promouvoir et faire respecter les droits de l’homme

Du côté des Droits de l’Homme, ces mêmes entités doivent maintenant les promouvoir et les faire respecter, en veillant aussi à ce que toute violation soit réparée conformément aux accords, lois et règlements internationaux.  Cela devra aussi se faire, bien évidemment,  de façon compatible avec toutes les normes et tous les principes reconnus à l’échelle mondiale en matière de droits de l’homme, y compris les principes directeurs des Nations Unies.

En France, l’impact de ces nouvelles dispositions est déjà réel, puisque le pays a déjà mis en oeuvre depuis peu sa nouvelle loi anti-corruption (Sapin II) ainsi que le « devoir de vigilance des entreprises », une autre loi récente qui serait presque l’équivalent  des « Droits de l’Homme » pour l’entreprise.

Nul doute que c’est à ce prix que les Jeux Olympiques deviendront moins corrompus, plus respectueux des droits de l’homme, et en fin de compte à nouveau attrayants pour les villes hôtes potentielles.

Lire aussi : Vu des Etats-Unis : quand la loi Sapin 2 s’intéressera au football pro

SOURCE


Mission SKAN1 sur plusieurs pays France, Pologne, Suisse et Malte : évaluation ou due diligence sur le plan contentieux partenaire employé fraude escroquerie - risques financiers et juridique - Sapin 2 FCPA UK Bribery Act

Découvrez un exemple de mission traité par SKAN1

Rendez-vous à l’hôtel Suisse

Notre client a recours à la solution d’évaluation SKAN-III pour confondre des dirigeants de filiale soupçonnés de fraude à la surfacturation avec des fournisseurs

Découvrir le résultat des investigations


MOTS CLES

Autres articles sur le même sujet

Afin de lutter contre des tentatives qui peuvent à terme menacer l’attractivité économique d’un pays, de nombreux gouvernements tentent d’endiguer le phénomène.